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Semaine des Babeleirs

« Semaine des Babeleirs » : du 27 au 29 Novembre 2025, Ateliers d’Écriture poétique et dramatique

Maison de la Création – MC GARE => 2, rue du champs de l’Église – 1020 Bruxelles

La dernière semaine de novembre 2025, surnommée « Semaine des Babeleirs », sera consacrée à des ateliers d’écriture dramatique et poétique. L’objectif est d’offrir un espace de travail et de création aux professionnels et aux amateurs, avec une attention particulière portée à l’écriture dramatique. Cet évènement, proposé par le Fantastique Collectif avec le soutien de la Ville de Bruxelles, se déroulera à la Maison de la Création

« La MC Gare se transforme en un lieu de recherche théâtrale et poétique. Semaine Babeleir – Une immersion dans l’écriture et la scène. Une convergence entre les Dramatik et les Poëtik Babeleirs ? La Semaine Babeleir est un rendez-vous incontournable pour les passionné·e·s de mots, de théâtre et de poésie orale. Pendant plusieurs jours, le public est invité à explorer l’écriture dramatique, la poésie et le slam, à travers des ateliers participatifs adaptés aussi bien aux débutant·e·s qu’aux initié·e·s. »

  • Les jeudi 27 et vendredi 28 novembre, Morgazm, slameuse et poète, anime deux ateliers d’écriture poétique : le premier, niveau initiation, aide à dépasser la page blanche et à retrouver le plaisir d’écrire ; le second, niveau intermédiaire, approfondit la présence scénique et la musicalité du texte. Chaque séance mêle écriture, lecture et partage.
  • Le vendredi 28 novembre au soir par un Open Mic “Poëtik Babeleir”, espace de scène ouverte où chacun·e peut lire ou faire lire ses textes dans une atmosphère conviviale.
  • Le samedi 29 novembre, sous la direction de Julie Feltz, dramaturge et chercheuse, l’Atelier d’initiation à l’écriture dramatique invite les débutant·es dès 15 ans à découvrir les fondements de l’écriture pour la scène, dans un cadre d’expérimentation collective et bienveillant.

Toutes les inscriptions sont limitées à six participant·es par atelier, afin de favoriser l’écoute et la qualité des échanges.

Sifiane El Asad assurera la coordination aux côtés de Julie Feltz et Morgazm.

📅 Le Programme

  • 🪶 Mercredi 27 [14h – 18h] → Atelier d’initiation à l’écriture poétique
  • 🔥 Jeudi 28 [14h – 18h] → Atelier d’écriture poétique (niveau avancé)
  • 🎤 Jeudi 28 soir – [19h] inscriptions sur place = [20h -22h] → Open Mic Poëtik Babeleir : une scène ouverte, libre, vivante, où les mots prennent feu !
  • 🎭 Samedi 29 [14h -18h] →Atelier d’initiation à l’écriture dramatique

 

💌 Prix libre – parce que la création appartient à toutes et tous.

📩 Inscription obligatoire → fantasticollectif@gmail.com

Alors, n’hésitez pas à nous contacter, nous vous répondrons. Participation financière symbolique. Les ateliers seront à prix libres. Si le planning le permet, il y a aura du café, du thé, des sirops & des biscuits, mais prévoyez votre pic-nic si vous restez plus d’une demie journée. Chaque atelier a sa procédure d’inscription obligatoire. Nous créons des groupes cohérents afin de s’immerger au mieux dans un temps restreint. Nombre de participants et encadrement Pour les ateliers, le nombre idéal de participants est fixé à SIX (6). À cela s’ajouteront les animateur.rice.s : Sifiane avec Julie Feltz, animatrice des Ateliers Dramatik Babeleir’s ou Morgazm, animatrice des Ateliers Poëtik Babeleir’s. L’accompagnateur gèrera l’horloge et la logistique, tandis que Julie Feltz et Morgazm apporteront leur expertise en écriture.

Personnel et intervenants pressentis: Présence indispensable : Animation transversale : Sifiane El Asad, participera à tous les ateliers en tant qu’accompagnateur polyvalent. Julie Feltz en tant qu’animatrice des Ateliers Dramatik Babeleir’s & Morgazm en tant qu’animatrice des Ateliers Poëtik Babeleir’s.. Staff : Yanis Cesar, Robin Cooke, Yannic Duterme, Thibault Vanden Steen & Téodosia Miltsakakis

Julie Feltz est dramaturge, écrivaine et chercheuse en Arts du spectacle. Née en Belgique, elle a grandi entre Arlon et Bruxelles et pratique l’écriture depuis son enfance. Après des études littéraires , elle s’est réorientée vers les arts du spectacle et a obtenu en 2017 un master en arts du spectacle du Centre d’Études théâtrales (UCLouvain), spécialisé dans les « pratiques et métiers du théâtre ». Durant ses années universitaires, elle a écrit, co-fondé une revue littéraire étudiante (où elle a publié ses textes) et une association organisant des évènements autour de l’écriture (Ravage). Elle a également mis en scène et collaboré à la création de spectacles pour le festival Universatil du Théâtre Universitaire de Louvain (TUL). Elle s’est formée à la dramaturgie au sens large (« passeuse de sens »), avec un intérêt particulier pour la dramaturgie des spectacles de corps, sans parole. Elle a suivi des ateliers d’écriture avec Milady Renoir, Frédérique Dolphijn, Céline de Bo et Paul Pourveur. En 2021, elle a participé à la « Chambre d’Échos » du Centre des Écritures Dramatiques Wallonie-Bruxelles avec son texte dramatique « Fillette ». Entre 2019 et 2023, elle a mené une recherche doctorale sur les spécificités du théâtre jeune public en Belgique francophone (histoire, pratiques, valeurs) et leur transmission entre artistes de 1970 à 2020. Elle a rédigé plusieurs articles scientifiques sur la création en théâtre jeune public et a été lauréate en 2022 du prix « Soutien à la recherche doctorale » de l’Observatoire des Politiques culturelles de la FWB. Son doctorat a été obtenu en mai 2023, grâce à une bourse FRESH du FNRS, en cotutelle avec l’Université Paris-Nanterre. En 2024, Julie Feltz a ajouté la formation à l’animation d’ateliers d’écriture à ses compétences. Elle collabore avec plusieurs créateur.rice.s en tant que dramaturge, tant en théâtre jeune public (Compagnie Zvouki) qu’en danse (Corentin Stevens). Aujourd’hui, elle combine la pratique de la dramaturgie pour la scène, l’écriture dramatique et fictionnelle, et la recherche en arts de la scène. Elle écrit en parallèle des textes théâtraux, des nouvelles, des scénarios d’albums jeunesse, sans avoir encore publié. En 2023, elle a co-fondé « Jakkaru », une ASBL de recherche et de création dans les arts scéniques et littéraires, avec Corentin Stevens.

Atelier d’initiation à l’écriture dramatique (Dramatik Babeleir) – Samedi 29 novembre de 14h à 18h – à partir de 15 ans

« Cette après-midi sera l’occasion d’un premier contact avec l’écriture dramatique. Au fil de plusieurs propositions d’écriture concrètes, les participant·es exploreront les rouages de l’écriture théâtrale et s’essayeront à l’écriture dialoguée, aux didascalies, mais aussi aux autres formes de textes pour la scène, poétiques ou performatifs. L’atelier se veut un espace d’expérimentation collective et individuelle, sans enjeu autre que la découverte, un espace de partage et de lecture dans le respect de chaque plume. L’atelier d’initiation à l’écriture dramatique est à prix libre. Des boissons chaudes et des collations seront prévues, à contribution libre.

Morgazm, est avant tout une slameuse, une poète de la scène et de l’oralité. Elle pratique un art qui croise le texte et la performance, la plume et la voix, l’écriture et le corps. Dans le slam, chaque mot compte, chaque silence aussi : on écrit pour dire, pour transmettre, pour partager. Morgazm, c’est une constellation d’histoires percutante et touchante. Elle transforme la douleur en poésie et les silences en révolte.Originaire de la Basse-Sambre, des flammings sur les côtes et tellement de choses à raconter.Arrivée à Bruxelles il y a un peu plus de 10 ans, bercée par le rap, devenue businesswoman parce qu’il fallait toujours avoir quelque chose sous la dent. Elle écrit depuis sa plus tendre enfance et se complait dans l’art de l’écriture, sous toutes ses formes. Depuis 2022, elle arpente les différentes scènes Slam de Bruxelles, en transmettant sur chacune d’entre elles des émotions fortes, à la manière d’un grand huit : on en sort toujours secoué à la fin.

« Atelier d’Écriture poétique d’initiation – jeudi 27 novembre, après-midi & poétique Pro – vendredi 28 novembre, après-midi :

Une demi-journée commence par un temps d’accueil où l’on se met en disponibilité avec de courts jeux d’écriture et la lecture de poèmes. C’est avec cette énergie que Morgazm anime des ateliers d’écriture poétique. Loin des formats scolaires, son approche repose sur l’écoute, l’improvisation, le rythme et la musicalité du langage. Elle invite les participant·es à explorer leur voix singulière, à transformer leurs émotions et leurs vécus en textes, puis en paroles incarnées. En tant qu’animatrice, elle transmet non seulement des outils d’écriture, mais aussi une pratique du lâcher-prise et de la confiance en soi : écrire vite, oser lire à voix haute, entendre son texte résonner. Elle crée un cadre bienveillant où chacun·e peut expérimenter, sans hiérarchie entre « grands écrivains » et « débutants ». Ainsi, l’atelier devient un espace de liberté poétique et de partage, où l’on apprend à écrire comme on apprend à respirer : en rythme, en cadence, en résonance avec les autres. À travers ces deux ateliers, venez découvrir le Beau (niveau initiation: syndrome de la page blanche, problématique de démarrage à l’écriture, « j’ai écris mais j’ai laissé le carnet prendre la poussière ») et le Vrai (niveau intermédiaire: interprétation, présence scénique, créativité dans l’écriture) les ateliers seront composés, de différents exercices effectué en groupe et/ou solo. »

Open-Mic (Poëtik Babeleir – vendredi 28 novembre, soirée) : La journée se conclut par une mise en perspective collective, où chacun identifie ce qu’il souhaite poursuivre dans sa pratique. En soirée, les participant·e·s sont invités à un open-mic convivial, où ils peuvent dire ou confier à d’autres la lecture de leurs poèmes du jour. Cet espace de scène ouverte permet de prolonger l’expérience en public, de libérer la parole et de célébrer la diversité des écritures. L’atelier relie ainsi travail intime, échange collectif et expression scénique. Il vise autant à déclencher l’écriture qu’à donner confiance dans la puissance de la poésie partagée.

#Babeleirs #SemaineDesBabeleirs #MaisonDeLaCréation #Laeken #AtelierEcriture #Poésie #Théâtre #OpenMic #PoëtikBabeleir #Culture #Bruxelles

Cet évènement est soutenu par la Ville de Bruxelles et Concertations Productions

Poëtik Babeleir

MC Gare

Mercredis 16 oct – 20 nov 2024 + 19 Fév – 19 mar – 16 avr – 21 mai 2025

à 20h00 (inscriptions pour l’Open-Mic à partir de 19h)

Contact et information : https://www.facebook.com/profile.php?id=100088312545890

poetikbabeleir@gmail.com ou en MP

www.fantasticollectif.net

Poèmes, nouvelles, extraits, slam, pensées, portraits …

La MC Gare se transforme en un lieu d’expression spontanée. Un mercredi soir par mois, prenez un billet pour un périple à travers des contrées littéraires. Le Fantastique Collectif en partenariat avec la Maison de la Création, vous invite à embarquer pour cinq sessions mensuelles de lectures en tout genre.

Notre personnel de bord vous proposera un cabaret érudit, tout en sirotant thé ou café et grignotant houmous ou spéculoos.

On embarque pour un trajet en deux parties. Départ en gare pour 50 minutes de littératures variées, programme concocté par nos cheminots du verbe, les artistes du Fantastique Collectif. Après une courte pause, nous reprendrons la route pour un cabaret singulier de voyageurs occasionnels. Pour la dernière étape, nous laisserons les usagers créer la surprise grâce à un micro ouvert sur des impromptus originaux.

L’émotionnel est en perpétuel mouvement, il mérite qu’on le laisse dans un flow organique.

Le Poëtik Babeleir, se veut un laboratoire d’idées et d’essais.

Le train des mots entre en gare ! Prenez-le.

Dramatik Babeleir

à la MC Gare
2 rue du champs de l’Église 1020 Bruxelles
Mardi 11 février de 14h30 à 17h30
Contact et information : Sifiane El Asad / fantasticollectif@gmail.com ou par téléphone +32(0)494331516

Dramatik Babeleir :

Babeleir = bavard.

Lectures de textes de théâtre. « Participez aux Dramatiek Babeleir !

Cette année nous vous proposons de découvrir un textes dramatique angolais.

« Les Vivants, le Défunt et le Poisson Frit » (Os Vivos, o Morto e o Peixe Frito) est une pièce de théâtre écrite par Ondjaki, un écrivain angolais reconnu pour son style mêlant poésie, humour et critique sociale. Cet auteur prolifique est également connu pour ses romans, nouvelles et récits où il explore les réalités sociales, politiques et culturelles de l’Angola avec une touche d’ironie et de surréalisme. »Les Vivants, le Défunt et le Poisson Frit » est une œuvre qui invite à rire tout en réfléchissant à des questions profondes sur la société, la mort et les relations humaines. Si la pièce n’a pas encore bénéficié d’une mise en scène célèbre ou largement médiatisée, elle offre un potentiel immense pour des adaptations qui célèbrent l’humanité dans toute sa complexité.

Synopsis de la pièce

La pièce raconte une journée marquée par un événement improbable et cocasse : la mort d’un homme, suivie d’une série de quiproquos autour de son enterrement et d’un repas familial. À travers cette situation burlesque, Ondjaki dépeint les complexités des relations humaines, les absurdités administratives et les rites sociaux liés à la mort, tout en soulignant les travers et les beautés de la société angolaise contemporaine. L’histoire est portée par des personnages hauts en couleur, chacun avec ses aspirations, contradictions et préoccupations. Le ton oscille entre le comique et le dramatique, abordant des thèmes comme la solidarité, l’absurdité bureaucratique et la tension entre tradition et modernité.

Lectures de textes de théâtre…
La MC Gare se transforme en un lieu de recherche théâtrale. Un mardi après-midi, un mois sur deux, prenez un billet pour une aventure vers des contrées scéniques inexplorées. Le Fantastique Collectif en partenariat avec la Maison de la Création vous invite à embarquer pour trois sessions bimensuelles de lectures dramatiques.
Notre personnel de bord vous proposera une balade en scène, tout en sirotant des sirops méconnus.
Prenez le train du Dramatik Babeleir ! Nous découvrirons des textes en chantier à différentes étapes de travail. De premières moutures à des versions finales, vous aurez l’occasion de commenter les œuvres. À l’aller, vous assisterez à une lecture réalisée par des professionnels. L’escale donnera l’occasion de partager vos avis sur les textes présentés. Nous reprendrons la route pour un cabaret singulier de voyageurs occasionnels. Pour le retour, nous laisserons les usagers créer la surprise en leur laissant les commandes de certains rôles d’un nouveau texte.
Le train des mots entre en gare ! Prenez-le.

Les cheminots des dialogues prépareront ces rencontres informelles. Les Dramatik Babeleir s’ouvrent à tout individu curieux de théâtre. La lecture publique existe en circuit court et elle est nécessaire. Les lectures publiques sont avant tout dédiées à la découverte et à la promotion du théâtre. Les auteurs acceptent de voir leur texte mis en lecture pour gagner en visibilité : éprouver, faire connaître, attiser cette curiosité du public féru. Elles servent les auteurs à obtenir une première reconnaissance. Pour les lieux de représentations, les lectures servent à rester informé sur ce qui s’écrit ici et maintenant. Les lieux organisateurs de lectures s’engagent, par mission ou conviction, dans la création contemporaine. La lecture publique est vitale pour le métier. La lecture passe pour bouffées d’air frais face au constat du manque d’occasion de finir sur les plateaux. Il faut bien comprendre le processus d’écriture. L’épreuve du plateau est souvent une étape avant le remaniement. Les qualités de l’auteur et du texte prévalent sur la production voire sur la création.

 

Tango & Pie

Collaboration avec l’asbl culturelle Faucon Rouge ce projet est soutenu par « Un Futur pour la Culture » 2020/2021

Le Centre Culturel « la Maison de la Création Bockstael » nous a accueilli du 7 au 11 décembre 2020, pour une résidence de recherche. Nous sommes suivis par la Bibliothèque de la Ville de Bruxelles Laeken et « Les Amis de la Terre » asbl

Travail de recherche dramatique collective.

Avec Gaëtan Wenders, Florence Hebbelynck et Sifiane El Asad

assisté par Maeva Lambert et François Kervyn

Extrait:

Ulysse – Bonjour, Barbara !

Barbara – Bonjour, Ulysse !

Ulysse et Barbara s’installe à table, face-à-face. Barbara coté jardin et Ulysse vers le centre. Sur la table, deux mugs et un journal plié. Barbara commence à lire le journal sans date ou référence précises. Certains articles n’existent même pas à la Une. Ulysse prend le mug.

Ulysse – Tu sais, quoi ?

Barbara – Non.

Ulysse – J’ai fait un rêve étrange, cette nuit.

Barbara – Ah, bon ?

Ulysse – Oui. Tu veux que je te le raconte ?

Barbara – (sans quitter le journal des yeux) Avec joie, je t’en prie.

Ulysse – Bien. Alors, je me trouvais avec toi sur un sommet. On dansait dans un décor étoilée.

Barbara – On dansait ?

Ulysse – Oui, une sorte de chorégraphie. Une sorte d’art martial, au ralenti.

Barbara – Du taï-chi Chuan.

Ulysse – Du quoi ?

Barbara – Du taï-chi Chuan, c’est une sorte de danse codée au ralenti. C’est très relaxant. Tu devrais en faire.

Ulysse – Ah, bon ? Tu trouves que je suis stressé ?

Barbara – Je ne me permettrait pas.

Ulysse – Oui, mais tu penses que je devrais éviter de réfléchir.

Barbara – Si tu veux. Moi, réfléchir, ça me donne mal au crâne. Et lendemain, je ne suis plus bonne à rien.

Ulysse – Tu as raison. Tu as toujours raison.

Barbara – Je n’irais pas jusque là, mais oui.

Ulysse – Tu étais dans mon rêve. (temps) Tu me parlais.

Barbara – Peut-être. Sans doute . Je ne sais pas. Je ne me rappelle jamais de mes rêves.

Ulysse – Oui, j’ai remarqué, ça.

Dramaturgie expérimentale:

On explore le spleen de la cinquantaine, de l’embourgeoisement et l’infinité des réalités.
« Nous sommes des miroirs de nous-mêmes ».
Nous entamons le travail d’écriture grâce à des improvisations. Il en ressort des lignes directrices.
À l’instar des avatars des Sims ou de leurs reflets dans leurs miroirs, les personnages soit sclérosés soit désinhibés. Nico lui oublie le 4éme mur pendant et évoque l’impression de surplomb, la théorie des cordes, la plongée dans les abysses. Sommes-nous dans une cohabitation anecdotique ou dans la plus grande des révélations? Ce texte a quelque chose de Pirandello.
Synopsis : Ulysse, Barbara et Nico habitent le même appartement. Quotidiennement, Ulysse et Barbara papotent à la table de la cuisine-salon. C’est là aussi qu’ils répètent une danse de salon. Le soir, dans leurs chambres respectives, ils s’évadent à travers leurs peurs et leurs phantasmes. Il ne croisent jamais Nico qui apparaît quand les deux amis sont couchés. Un jour, une tarte trône au centre de l’espace. A qui appartient-elle ? Est-elle la promesse d’une célébration à venir ? Vont-ils se la partager de façon égalitaire ? Cette tarte va mettre en jeu, jusqu’à l’absurde, toute la symbolique de la fameuse ‘part du gâteau’.

Nos propositions de jeu ne seront pas que dialoguées. A côté de la tarte ‘la Pie’, il y aura ‘le Tango’, la danse des corps… Le tango comme une perpétuelle recherche d’équilibre dans un monde en pleine mutation et explosion des codes et des rapports. Apparaîtra évidemment en filigrane, les contradictions de nos trois personnages. L’un vivant comme si de rien n’était, les deux autres étant contraints d’explorer vaille que vaille leurs mondes intérieurs. Sous des apparences réalistes, notre spectacle se veut un questionnement existentiel tournant résolument le dos à un traitement documentaire.
Nous avions commencé ce travail de recherche dés juin 2020. Nous nous donnions un an pour conclure à une première mouture de texte.
Nous sommes suivis par la Bibliothèque de la Ville de Bruxelles Laeken et « Les Amis de la Terre » asbl (valeurs éthiques) qui s’investiront dans les activités menant à amener des publics divers à s’impliquer dans des actions créatives auprès des artistes. Il y aura un vrai travail de médiation.
Nous utiliserons la technique d’éducation populaire, « Les Porteurs de Paroles » que nous maîtrisons, afin d’intéresser le tout public aux questions qui nous taraudent.

La Part de Reine

Si la femelle labrador considérait toute personne de son œil noisette, Clovis, lui, n’apostrophait que les adultes en leur tendant sa paume ouverte. Les enfants en avaient peur. D’où venait cet effroi ? De nos parents d’abord, qui nous ordonnaient de ne pas le fréquenter. De son statut insolite, à mi-chemin entre l’homme et la bête puisqu’il vivait dehors, mastiquait en public, dormait à la belle étoile, tel un animal sauvage. Son allure imposante, sa sidérante immobilité, ses grands traits précis évoquaient une statue antique de la mythologie païenne, un Zeus ou un Poséidon égaré dans le monde moderne, riche d'un savoir ancien.

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Tu n’as rien vu à Fukushima

Quand j’ai entendu il y a quelques jours le nom de Sendai, la grande ville au nord de la Fukushima, je me suis souvenu de ma visite au marché de poissons et de la pension du bord de mer où nous logions avec notre fils. Le blondinet tenait à peine, attaché sur la selle de mon vélo, quand nous l’emmenions à travers les rizières, d’une plage à l’autre. Le matin, en guise de petit-déjeuner l’enfant recevait des oursins crus que l’aubergiste avait pêché la nuit. L’idylle familiale sur une plage de Sendai, et maintenant ça s’appelle Fukushima et la terre entière y a vu un panache blanc et lugubre.

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